François-Xavier GOSSART Bavincourt 1772-1837

Gst 1812 Fx SIGN M-001

Les GOSSART : un pan entier de ma famille paternelle. J’ai déjà raconté Émile, et son parcours universitaire à la fin du XIXème siècle. Ici, je vais faire le portrait du grand-père, François-Xavier, petit notable rural.  Il est le premier à être pleinement de Bavincourt par sa mère alors que les GOSSART venaient de Saulty  le village d’à côté. Un paysan lettré : depuis  plusieurs générations on sait signer, même les femmes. Une personnalité du village proche du curé : la maison est quelque part derrière le presbytère, pas loin du château. François-Xavier est trésorier du conseil de fabrique. C’est quasiment un « vieux garçon » lorsqu’il se marie en février 1812, à 39 ans avec Marie-Louise VAHÉ (trente ans déjà) fille de cultivateurs de Dainville, aux portes d’Arras. Des VAHÉ, il y en a partout aux alentours, à Fosseux, à Barly, à Gouy, certains restés protestants , d’autres catholiques avérés. Ceux-là sont de Fosseux. Au mariage tout le monde signe sauf le père du marié, Guislain-François qui « vu son grand âge a déclaré ne pouvoir signer ». Il a 73 ans et sans doute est-il déjà affaibli car il meurt en juillet.

Gst 1812 vahée signat

        Cinq enfants se succèdent à un rythme régulier. Tous fondent une famille à Bavincourt sauf  Émilie la dernière que je retrouve à Fampoux puis à Nœux-les-Mines dans les bagages de son neveu le curé Jules, fils de Hyacinthe,  le père également du grand homme de la famille - l’électricien bordelais Émile (voir le chapitre précédent). Tous sont des cultivateurs propriétaires, à l’aise sans être opulents. Leurs destins sont divers

GST arbr F-X

. Parvenu à 76 ans, Hyacinthe n’ayant personne pour reprendre sa culture liquide ses terres et va s’installer avec  femme, fille et  sœur dans le presbytère de son fils curé à Fampoux: j’aurais eu bien du mal à retrouver la tribu si je n’étais tombé sur l’acte de vente chez Me Leplant à Avesnes-le-Comte : on le dit « propriétaire demeurant avant à Bavincourt actuellement à Fampoux » : une chance.  Catherine se marie sur place avec un Voiseux  dont les biens permettent de doter convenablement la seule de leurs trois filles à se marier. Marie-Barbe épouse sur la trentaine  un FROMENT. De leurs six enfants  ce n’est pas leur seul fils prénommé selon la tradition François-Xavier comme son grand-père  qui va reprendre la ferme : demeuré célibataire, décédé jeune à 46 ans,  il donne sa part à  sa jumelle, Marie-Blanche, la grand-mère de mon père qui devient ainsi un fort bon parti. Reste Adolphe, plus communément appelé Jean-Baptiste. Avec sa femme Adélaïde Goudemand apparentée à un gros bonnet  maire du village ils ont cinq filles avant que n’arrive LE garçon, Paul-Émile. Celui-ci a un parcours atypique, inverse de celui de son oncle Émile: instituteur, marié  évidemment à une institutrice, il devient directeur d’école mais à la retraite, il s’empresse de revenir au village,  construit une ferme et exploite les terres dont il a hérité.

   C’était notre émission « la France profonde ».